Nous sommes donc rentrées et avant même d'avoir pu faire trois pas, la porte se referma d'un coup sec. Quand nous nous sommes retournées, la vieille femme avait disparu... Nous avons jeté un œil aux alentours, perplexes et assez confuses. En se rapprochant d'un mur, nous avons lu « Même pas peur ». Qu'est-ce que ça voulait dire ? On a continué d'avancer, il faisait assez sombre... Et puis nous sommes arrivées dans une pièce assez petite. Des dates étaient inscrites sur le sol : « 1970, 1980, 1990, 2000, 2010... » et tant d'autres. Nous ne nous sommes pas vraiment posées de questions... Il y avait aussi des explications sur des monstres et des films d'horreur. Nous avons juste continué...
La pièce dans laquelle nous nous trouvons actuellement est, comment dire, surprenante, horrible, atroce... Un lavabo, un miroir... et du sang partout... La moitié d'un bras est posé sur le bord de l'évier. Cela me donne la nausée. Quelle atrocité...
Nous nous sommes toutes regardées et avec effroi, nous avons réalisé quelque chose... nous étions sept... maintenant, nous étions six...
La pièce suivante était un grand bureau, avec des étagères, la maquette d'une ville faite en Lego et des poupées disposées un peu partout. Terrifiant... Nous nous sommes approchées du bureau. Une lampe, un téléphone, un réveil, des livres, une tasse, un télégramme. Le bureau était étrangement impeccable, pas un grain de poussière...
Une de mes amies a fouillé l'un des tiroirs et a sorti une photo. En la regardant de plus près, nous nous sommes rendu compte que c'était nous... dans un centre de police ?! Nous étions toutes dessus avec ces grands uniformes de couleur orange. Nous tenions toutes des pancartes avec nos noms dessus... Nous avons juste reposé la photo là où elle était. Encore sous le choc, nous sommes parties dans la pièce suivante. Cette fois-ci, nous sommes cinq.
L'autre pièce était plus lumineuse que les autres, un tableau pixelisé, une explication concernant le début des histoires d'horreur, un mur plein d'écritures illisibles... Nous ne nous y sommes pas attardées non plus... Un craquement, des cris et nous n'étions plus que deux...
Des lettres, il y en a plein sur ce mur, je ne comprends pas l'intérêt d'écrire une lettre si on ne l'envoie pas après. Mais bon, passons... Mon amie et moi sommes arrivées dans un long couloir, il faisait très sombre et il n'y avait qu'une petite lumière bleue. Sur ce mur, il y avait des dizaines de masques blancs... C'est comme si ils nous observaient... nous avons tourné à gauche. Il n'y avait qu'une porte avec une image de fantôme dessus.
Nous n'avons pas réagi, j'ai essayé de tourner la poignée mais rien, la porte ne voulait pas s'ouvrir... Pourquoi ne voulait-elle pas s'ouvrir ? Un craquement se fit entendre, nous nous sommes retournées en même temps... Il y a eu des cris pendant un moment... puis... plus rien.
Je suis entré dans l'exposition Même pas peur en pensant que ça allait être tranquille. Mais dès le début, avec la frise des méchants depuis les années 1950, j'ai eu une sensation bizarre. Comme si ce n'était pas juste une histoire... mais quelque chose qui évoluait encore.
En avançant dans le labyrinthe, je passais d'une époque à une autre. Les méchants deviennent de plus en plus humains. Et c'est là que ça m'a dérangé... parce que j'avais l'impression de moins les voir comme des simples personnages, et plus comme des gens qui pourraient exister... À un moment, je me suis approché d'une boîte où il fallait mettre sa main, sans voir. J'ai hésité... puis je l'ai fait. Et j'ai senti quelque chose de froid... et presque vivant. J'ai vite retiré ma main, j'avais l'impression que ça m'avait « repéré ».
Plus loin, il y avait plein d'objets de séries mélangés, comme un bazar. Mais en regardant bien, certains objets me semblaient déplacés. Comme s'ils n'étaient pas sensés être là. Comme si quelqu'un ou quelque chose avait ajouté des choses qui ne venaient d'aucune série.
À un moment, je suis tombé sur un mur où on pouvait dessiner. Au début, ça m'a détendu, donc j'ai commencé à faire un petit dessin. Mais en reculant pour le regarder... j'ai eu un choc. Les traits n'étaient pas exactement comme je les avais faits. Comme si une chose irréelle avait continué à ma place. Le pire... c'est que ça ressemblait à un visage... que je ne reconnaissais pas...




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