lundi 27 avril 2026

La SAV 2026 se profile à l'horizon ...

 Pour la quatrième année consécutive, les élèves de la spécialité et de l'option Cinéma audiovisuel du lycée proposent au public de découvrir leurs créations annuelles. Le rendez-vous est donné à partir du lundi 18 mai 2026, pour la Semaine de l'Audiovisuel, ponctuée de projections de courts métrages variés.

dimanche 29 mars 2026

Deux jours à Séries Mania 2026!

Des séries, une exposition, des ateliers... L'édition 2026 de Séries Mania à Lille a été pour les élèves une très belle expérience. La diversité des séries (britannique, japonaise, espagnole) a donné la possibilité de découvrir des univers très différents, et de rencontrer des créateurs passionnés et passionnants.
Au retour de ces journées, les élèves étaient invités à rédiger un bilan de ce qu'ils ont vécu. Et l'une des contraintes était de scénariser et de romancer la visite de l'exposition du Tri Postal! Vous trouverez ci-dessous un petit aperçu de la richesse du regard porté par les élèves sur ce moment singulier de cette sortie pédagogique, ainsi que l'originalité des traitements proposés.


    Mes amies et moi, on adore le paranormal, on fait beaucoup d'urbex et on aime aussi regarder des films d'horreur. Et puis un jour, une femme âgée nous a demandé un service alors que l'on se baladait dans le parc. Elle avait entendu des bruits étranges provenant d'un manoir. Il est assez vieux et beaucoup de personnes disent qu'il est hanté. Nous n'avons pas eu peur et avons accepté dans hésiter. Quand nous sommes arrivées, elle nous a dit d'y entrer, et bizarrement, elle a insisté pour passer en dernière...

    Nous sommes donc rentrées et avant même d'avoir pu faire trois pas, la porte se referma d'un coup sec. Quand nous nous sommes retournées, la vieille femme avait disparu... Nous avons jeté un œil aux alentours, perplexes et assez confuses. En se rapprochant d'un mur, nous avons lu « Même pas peur ». Qu'est-ce que ça voulait dire ? On a continué d'avancer, il faisait assez sombre... Et puis nous sommes arrivées dans une pièce assez petite. Des dates étaient inscrites sur le sol : « 1970, 1980, 1990, 2000, 2010... » et tant d'autres. Nous ne nous sommes pas vraiment posées de questions... Il y avait aussi des explications sur des monstres et des films d'horreur. Nous avons juste continué...

    La pièce dans laquelle nous nous trouvons actuellement est, comment dire, surprenante, horrible, atroce... Un lavabo, un miroir... et du sang partout... La moitié d'un bras est posé sur le bord de l'évier. Cela me donne la nausée. Quelle atrocité...

    Nous nous sommes toutes regardées et avec effroi, nous avons réalisé quelque chose... nous étions sept... maintenant, nous étions six...

    La pièce suivante était un grand bureau, avec des étagères, la maquette d'une ville faite en Lego et des poupées disposées un peu partout. Terrifiant... Nous nous sommes approchées du bureau. Une lampe, un téléphone, un réveil, des livres, une tasse, un télégramme. Le bureau était étrangement impeccable, pas un grain de poussière...

    Une de mes amies a fouillé l'un des tiroirs et a sorti une photo. En la regardant de plus près, nous nous sommes rendu compte que c'était nous... dans un centre de police ?! Nous étions toutes dessus avec ces grands uniformes de couleur orange. Nous tenions toutes des pancartes avec nos noms dessus... Nous avons juste reposé la photo là où elle était. Encore sous le choc, nous sommes parties dans la pièce suivante. Cette fois-ci, nous sommes cinq.

    L'autre pièce était plus lumineuse que les autres, un tableau pixelisé, une explication concernant le début des histoires d'horreur, un mur plein d'écritures illisibles... Nous ne nous y sommes pas attardées non plus... Un craquement, des cris et nous n'étions plus que deux...

    Des lettres, il y en a plein sur ce mur, je ne comprends pas l'intérêt d'écrire une lettre si on ne l'envoie pas après. Mais bon, passons... Mon amie et moi sommes arrivées dans un long couloir, il faisait très sombre et il n'y avait qu'une petite lumière bleue. Sur ce mur, il y avait des dizaines de masques blancs... C'est comme si ils nous observaient... nous avons tourné à gauche. Il n'y avait qu'une porte avec une image de fantôme dessus.

    Nous n'avons pas réagi, j'ai essayé de tourner la poignée mais rien, la porte ne voulait pas s'ouvrir... Pourquoi ne voulait-elle pas s'ouvrir ? Un craquement se fit entendre, nous nous sommes retournées en même temps... Il y a eu des cris pendant un moment... puis... plus rien.

Éline
 

    En entrant dans l'exposition, mon regard a tout de suite été attiré par un grand néon rouge : « Même pas peur ». Il brillait dans l'obscurité et donnant immédiatement le ton. À côté, un stand de maquillage qui nous promettait de nous transformer en personnages effrayants, mais je n'ai pas osé m'approcher. Un peu plus loin, un plateau de Lego formait une image de Stranger Things, avec ses couleurs sombres et ses détails inquiétants. Je pouvais presque entendre les personnages. Un peu plus loin, un autre plateau qui représentait une ville qui ne semblait pas possible, alors je me surprenais à imaginer des histoires de fantômes entre les bâtiments miniatures. Puis je suis tombée sur la représentation d'une salle de bain. Le décor était macabre, du sang sur le sol et les murs. Un peu plus loin, il y avait des cubes dans lesquels on pouvait plonger notre main. L'idée était originale, mais toucher ces cubes était impossible pour moi. Il y avait aussi des cubes à sons, mais c'était décevant. On entendait à peine quelque chose, comme si le mystère était trop faible pour me faire sursauter. Malgré cela, j'ai continué à explorer, intriguée par chaque détail. Chaque photographie et installation racontait sa propre histoire. Certaines me faisaient frissonner, tandis que d'autres me faisaient sourire par leur créativité. On passait d'une ambiance effrayante à une ambiance mystérieuse, comme si chaque salle était un épisode différent d'une série que je découvrais au fur et à mesure. Je me suis alors mise à imaginer des histoires autour des objets, en laissant mon imagination compléter ce que je voyais. En sortant, j'avais l'impression d'avoir traversé plusieurs mondes différents, entre peur, curiosité et amusement. Cette exposition montre que l'on peut vivre une expérience unique, à condition de laisser libre cours à son imagination, qui est le véritable moteur de notre visite.

Lia


    Je suis entré dans l'exposition Même pas peur en pensant que ça allait être tranquille. Mais dès le début, avec la frise des méchants depuis les années 1950, j'ai eu une sensation bizarre. Comme si ce n'était pas juste une histoire... mais quelque chose qui évoluait encore.

    En avançant dans le labyrinthe, je passais d'une époque à une autre. Les méchants deviennent de plus en plus humains. Et c'est là que ça m'a dérangé... parce que j'avais l'impression de moins les voir comme des simples personnages, et plus comme des gens qui pourraient exister... À un moment, je me suis approché d'une boîte où il fallait mettre sa main, sans voir. J'ai hésité... puis je l'ai fait. Et j'ai senti quelque chose de froid... et presque vivant. J'ai vite retiré ma main, j'avais l'impression que ça m'avait « repéré ».

    Plus loin, il y avait plein d'objets de séries mélangés, comme un bazar. Mais en regardant bien, certains objets me semblaient déplacés. Comme s'ils n'étaient pas sensés être là. Comme si quelqu'un ou quelque chose avait ajouté des choses qui ne venaient d'aucune série.

    À un moment, je suis tombé sur un mur où on pouvait dessiner. Au début, ça m'a détendu, donc j'ai commencé à faire un petit dessin. Mais en reculant pour le regarder... j'ai eu un choc. Les traits n'étaient pas exactement comme je les avais faits. Comme si une chose irréelle avait continué à ma place. Le pire... c'est que ça ressemblait à un visage... que je ne reconnaissais pas...

    Quand je suis sorti, tout semblait normal. Mais depuis, je n'arrive pas à oublier ce dessin macabre. Je me suis retourné une dernière fois. Tout avait l'air normal. Mais j'avais une pensée étrange : et si le vrai méchant... c'était pas dans les séries, mais dans les visiteurs ?
Auxence

mercredi 17 décembre 2025

Isao Takahata et Orson Welles

Des élèves de la spécialité ont eu la chance de participer le jeudi 11 décembre 2025 à une sortie pédagogique à Paris pour visiter deux très belles expositions. La première était consacrée à la carrière d'Isao Takahata, cofondateur des studios Ghibli et auteur, entre autres, du Tombeau des Lucioles et du Conte de la Princesse Kaguya.

Un deuxième temps à la Maison de la Culture du Japon a été l'occasion de découvrir leur magnifique bibliothèque, où les élèves ont pu, librement, consulter des ouvrages consacrés à la culture japonaise (art, littérature, société,...), et même feuilleter des ouvrages en japonais!

Après un repas au pied de la Tour Eiffel, la seconde exposition a permis de redécouvrir la carrière d'un grand réalisateur américain, Orson Welles, à la Cinémathèque Française.

jeudi 4 décembre 2025

Un atelier sur la sonorisation

 Les élèves de spécialité de terminale one eu la chance de rencontrer et de travailler avec Justine Defauwe, assistante-monteuse et monteuse-son. Justine est venue au lycée pour présenter aux élèves son parcours et son métier, le tout illustré par des extraits de films sur lesquels elle a travaillé l'ambiance et les bruitages.

L'atelier s'est ensuite déroulé sur trois heures, au cours desquelles les élèves, répartis en binômes, ont été amenés à réfléchir et à faire des choix de sonorisation d'un film muet de 1914 de Maurice Tourneur, intitulé Figures de Cire. Chaque binôme s'est vu confier un fragment d'une minute et vingt secondes environ. Un petit défi quand on sait le temps que peut prendre pour une professionnelle un travail très pointu de sonorisation! Mais les élèves ont joué le jeu, et après l'écoute et une sélection de sons fournis par Justine, ils se sont attachés à rendre l'ambiance de peur véhiculée à l'origine par ce petit film, en jouant sur ce que pouvait apporter le son.


À la suite de l'atelier, les élèves ont rédigé des synthèses de cette rencontre, qu'ils intégreront à leur dossier de fin d'année, qu'ils présenteront à l'oral de leur baccalauréat. Marine nous propose de découvrir ce que cet atelier a apporté, et les choix réalisés pour la sonorisation du fragment dont elle avait la charge avec Yann.

"Lors des séances autour de la sonorisation, nous avons appris à accorder l’image à un son externe, et ainsi à faire attention aux détails, mais surtout à apporter une profondeur dans le travail du son, pour notre projet final de fin d’année.

J’ai notamment retenu qu’il n’était pas nécessaire d’utiliser le son exact, c’est-à-dire que l’on peut utiliser un extrait qui se rapproche ou ressemble à un autre. Par exemple, un bruit de bois qui tombe peut être utilisé pour une chaise qui tombe, ce n’est pas le même objet mais cela s’y apparente ; ainsi avec de l’imagination, on peut vraiment s’amuser avec les sons au montage. De plus, on peut utiliser un son provenant d’un autre film, ce qui ajoute des références à notre œuvre : étant donné que notre projet final regroupe trois films, on pourrait peut-être reprendre des sonorités de ces derniers.

Nos intentions lors de la sonorisation de l’extrait ont été de représenter le mouvement, notamment le mouvement de tissu ; c’est ainsi que nous nous sommes focalisés sur cet aspect, en portant notre attention aux détails tels que les vêtements, la nappe etc. Tout en travaillant sur les bruits importants, ceux qui sont les plus apparents à l’image.

Autres que les mouvements de tissus, qui furent les « piliers » de notre sonorisation, nous avons notamment travaillé les bruits « de bois » (chaise, table, mannequin…). Et nous trouvons ainsi que la scène où le personnage se lève et se rassied plusieurs fois fut bien réussi ; nous y avons passé du temps pour s’assurer que ces bruits, aussi insignifiants soient-ils, aient du sens dans notre sonorisation.

J’aurais souhaité travailler les bruits de pas notamment, bien que l’intervenante nous ait avertis que cela est particulièrement complexe ; en effet, cela donne l’impression qu’il « manque quelque chose » lorsqu’on voit des personnages marcher, danser… Tel un vide. J’aurais également amélioré la scène où des personnages dorment puisque je trouve que c’est la partie la moins réussie de notre extrait avec le bruit de ronflement qui ne colle pas tout à fait à ce que nous avions imaginé.

Ainsi, cela nous a apporté un nouvel aspect que je n’avais pas travaillé auparavant concernant notre projet final ; en effet, j’ai pensé apporter une dimension onirique avec le son ! Étant donné que notre projet ne se passe pratiquement que dans un rêve, on pourrait faire cette distinction avec un travail de son presque « irréel » en enlevant ou en ajoutant des bruits avec des effets lointains, étouffés… De plus, comme énoncé précédemment, nous pouvons nous servir de nos trois films, Marie Antoinette, Pearl et Tomb Raider pour ajouter du son, peut-être des voix étouffées de nos personnages, qui parleraient à Elizabeth comme pour la guider."

dimanche 23 novembre 2025

Une projection en partenariat avec la Médiathèque Le Quai


 Dans le cadre de Mois du Documentaire, la spécialité a organisé en partenariat avec la Médiathèque Le Quai de Condé sur l'Escaut un après-midi et une soirée de projections de documentaires.

Les documentaires projetés avaient un point commun: ils ont été réalisés soit par un ancien élève du lycée, soit par les élèves actuels de l'établissement! Le premier s'intitule Sur la Route des rennes, réalisé par Jérémy Simon, un documentaire exceptionnel sur un défi au service d'une grande cause. Le second est un projet mené sur deux ans par les élèves de première de la spécialité cinéma du Lycée du Pays de Condé; il s'intitule Septième Rêve, et revient sur l'histoire de l'enseignement du cinéma à Condé sur l'Escaut.

Un grand merci à Jérémy d'être venu pour parler de son film et d'avoir répondu de manière très riche aux différentes questions du public! Et tous nos remerciements à la Médiathèque Le Quai pour l'accueil et les conditions parfaites de projection! Nous souhaitons à ces deux films le meilleur pour la suite.

vendredi 17 octobre 2025

Une rencontre avec un cascadeur

 Ce lundi 29 septembre 2025, les élèves qui suivent un enseignement en cinéma audiovisuel au Lycée du Pays de Condé ont eu l'opportunité de passer la matinée au Festival 2 Valenciennes, pour découvrir un long métrage documentaire en compétition, mais aussi pour rencontrer un professionnel du cinéma, et pas n'importe lequel...

La Master Class sur les métiers du cinéma nous a permis d'écouter et de poser des questions à Olivier Schneider, coordinateur de cascades et réalisateur, qui était à Valenciennes pour accompagner son film. Cet échange a été l'occasion de découvrir les enjeux de ses différents métiers (car il a plusieurs casquettes en fonction des films sur lesquels il est appelé). Olivier Schneider a travaillé, par exemple, sur des films comme Fast and Furious ou James Bond!

À la suite de cette matinée, les élèves ont réalisé un filmo-portrait de ce professionnel: les créations ont été réunies sur un document qui donne une idée vertigineuse de la manière dont les élèves ont perçu la carrière de cet artiste!